Derrière les rideaux, la scène (ou l'écran)

Vision subjective mais passionnée de ce qui se joue dans le plat pays qui est le nôtre. Critiques, coups de coeur (souvent) et de gueule (rarement) de Mary (grande "hanteuse" de salles de théâtre) et Peter (assidu des salles obscures) Commentaires welcom

20 avril 2007

Allez give, give, give me a kiss…

Jamais je n'aurais cru que le théâtre de La Louvière, ville insignifiante s'il en est, deviendrait le lieu du souvenir d'un moment aussi précieux. "Bonjour docteur, faut que j'mallonge…".

La cuisine IKEA aux allures de fausse modernité bien installée sur la scène, la bouteille de liquide vaisselle en évidence, les assiettes brillantes à proximité de l'évier…le décor, si on le voit pour la première fois, déstabilise autant qu'il charme. Avant même d'avoir le temps d'imaginer quelle cuisine on y préparera, les violons s'animent et le cuisinière entre en scène.

Yvan et Zoé, un couple comme un autre, ou presque. Sa belge blondeur, accommodée d'un tablier bariolé grande classe, ne manque pas de ravir l'assemblée. Tout commence par un bruit de fouet: quelques œufs à battre en neige, en rythme je vous prie! Le chant s'élève et sa voix grave et sucrée, puissante et implorante, retentit dans l'assemblée.


zoe


Le texte pénètre autant que la musique; la mise en scène est juste et dosée. Aucune exagération, l'équilibre et l'harmonie dans les faits et les gestes. Les morceaux se succèdent: "docteur, tout va bien…j'ai jamais cru que j'irais si loin…tout le monde le dit, comme c'est beau, c'est beau de porter la vie…plutôt que le tropique du Cancer, je trouve plus jolie la pleurésie…". Leurs voix s'accordent à merveille dans les duos tantôt drôles, tantôt émouvants…

Les voix…parlons-en! Avec cette pédale magique qui enregistre et rend à la seconde les enregistrements micro, Zoé et Yvan parviennent à jouer avec les sons qu'ils entonnent comme un peintre avec les couleurs d'une aquarelle. Effets vocaux de tout genre, bruit de percussion,…l'originalité est de mise, les yeux s'écarquillent, les cœurs s'emballent.

Qu'elle parle des (fausses?) joies de la femme enceinte, de ces voisins plus qu'ennuyeux, des maux de la Terre, d'une maladive jalousie, d'un adultère consumant ou même d'un constat dérangeant d'un tas de "peu de gens", elle garde la tête froide, le regard expressif et parvient à rendre au public toute la profondeur du texte, toute la force de la musique.

Et puis, quand Zoé descend dans le public munie d'un lampe de poche…qu'elle cherche consciencieusement la "victime" qui l'accompagnera dans la prochaine chanson, que le faisceau vous aveugle et que vous entendez "allez viens!"…la magie s'exécute. J'ai suivi, sans me faire prier, l'artiste jusqu'à la scène où j'ai pris place à ses côtés. Plus près, plus près…après tout, pourquoi se le refuser? Un moment unique, un bisous araignée, un léchage de joue réglementaire, un bisou poisson…un battement de queue (c'est pas moi qui l'aurai dit!). "Allez give give give me a kiss"…tout en humour et en douceur, terminer le concert en lui donnant sur la joue un baiser tout simple en guise de merci…voilà des moments qui ne s'oublient pas!

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Tout dire serait impossible…en plus d'être inconvenant! Car il s'agit là d'un concert à voir, à vivre, loin des récits et des échos. Bien différent du CD audio sorti il y a quelques mois, elle vous étonnera, vous enchantera. Et si vous attendez quelques minutes à la fin du concert, vous pourrez peut-être lui proposer un coup de main pour ranger sa cuisine intérieure…demander un autographe, une date de sortie de DVD…et terminer par sourire agrémenté d'un "bonne nuit".

La nuit fut bonne, à n'en point douter!

Pour vous,

Peter

A visiter

MySpace: http://www.myspace.com/zoetoutvabien

Le Site Officiel : http://www.zoe-lesite.com/

Le Forum : http://forum-sur-zoe.cultureforum.net/

zoeflyrecto

 

 

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14 février 2007

"Tout va bien, tout va bien..."

Jusqu'hier soir, j'étais persuadée sincèrement que ce soir, vous auriez droit à un petit billet tout entièrement dédié à un artiste. Que je vous parlerais en long, en large et en travers d'un certain Guillaume...
Jusqu'hier...

Mais aujourd'hui, j'a surtout très envie de vous parler de quelqu'un d'autre...
Parce que parfois, les concerts réservent de bien jolies surprises ... en 1ère partie...
Parce que, et c'est assez rare, la première partie du concert m'a quasiment plus marquée que le concert de celui que j'allais pourtant voir. Et ça a fait le même effet à Peter Pan, présent également (euh oui c'est Mary qui parle... enfin qui tape...)

Alors ce soir, avant tout, je vous parlerai de celle qui, hier soir, assurait la première partie du concert d'Aldebert au Botanique. Si vous ne la connaissez pas, retenez bien son nom: elle s'appelle Zoé.
Un vrai, gros coup de cœur
musical, artistique même, comme je n'en avais plus eu depuis longtemps, une découverte comme on aimerait en faire plus souvent, même si ce serait moins agréable, si on croisait des gens géniaux à tous les coins de rues, où serait l'intérêt? Bref, cette Zoé est exceptionnelle! Une perle. Une exception. Un vrai petit bijou d'originalité, de personnalité, de fraîcheur et d'enthousiasme.

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J'avais un souvenir assez précis d'elle, qui fut choriste de Maurane, et qui lors de sa tournée 'Toi du monde', interprétait "L'amie" en duo avec Mau-Mau. Je me souvenais l'avoir appréciée, et avoir attendu qu'elle fasse un jour quelque chose en solo, pressentant vaguement que ça devrait être bien.
Mais j'avais décidé d'attendre de la voir en live (puisque j'avais vu qu'elle faisait la 1ère partie d'Aldebert) avant de découvrir son album (baptisé "Tout va bien").
Même si je me suis précipitée à la FNAC aujourd'hui pour acheter l'album en question (pour rien... car si l'album était en 'écoute', le présentoir était vide... et comme il n'y avait pas de vendeur et que je n'avais pas trop le temps...  je retournerai un de ces 4! Même si j'ai pas l'impression que tous les morceaux du concert y soient, loin de là...), bref, je crois que c'était une bonne idée d'attendre et de la découvrir sur scène, tant cette magicienne éclaire, illumine, enflamme la scène (ou plus exactement … la salle lorsqu'elle est sur scène). Elle semble naturellement faite pour ça. Découvrir ses chansons interprétées en live, c'est un pur bonheur. On n'a pas envie d'en perdre une miette, on en redemande.

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Elle est tour à tour hilarante, touchante, désarmante… Car au-delà d'une voix originale et très bien maitrisée (ah oui, ça se sent qu'elle a été choriste de Maurane. Même si son style est totalement différent, dans les inflexions de voix, la manière de la placer, il y a quelque chose. Surtout sur une version euh… épatante et décalée du Bolero de Ravel!)… à coté de ça, donc, elle affiche un vrai talent de comédienne. Elle joue ses chansons, interprète les personnages. Son duo avec son musicien Ivan est complice et très drôle. La scénographie est bourrée d'originalité. Zoé chante dans sa cuisine, boit un liquide jaune orangé dans une bouteille de Dreft, rythme ses chansons à coup de fouet dans un bol à monter les œufs en neige, passe les CD's au toaster et les 45T à la poele… C'est bourré de petits effets qui mettent en scène les chansons et assurent les transitions. Sans que ça soit trop ou surjoué, on s'embarque dans son univers pour n'en sortir qu'à regret. Qu'elle nous parle de ses voisins, de son amant, de la terre ou qu'elle soit à vendre, reprenne "Ces gens-là" (excusez du peu!) ou parle de sa grossesse… c'est un égal plaisir de la suivre dans ses délires ou sur des thèmes plus sérieux et émouvants.
Et imaginez-vous que ce spectacle dans cette mise en scène, c'était la première hier soir! Bravo! J'en connais pas beaucoup qui mettent la barre aussi haut pour une première (quoi? j'ai dit pas beaucoup, j'ai pas dit que je n'en connaissais pas... suivez mon... non pas mon regard, vous ne me voyez pas... mon idée alors!)

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Bref, Zoé, à découvrir absolument d'urgence, et de préférence sur scène!!! Plus d'infos sur son site : http://www.zoe-lesite.com 

Et Aldebert, me direz-vous? Ah ben derrière ça, y'avait du boulot pour assurer!
Et c'est peut-être pour ça que, bien qu'ayant beaucoup apprécié le concert, j'y trouve quelques bémols qui font que j'ai préféré la tournée précédante.

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Enfin, attention (pas d'entourloupe… au 1er faux pas.. Ah ben non justement il l'a pas faite celle-là), je continue à apprécier Aldebert, et à vous encourager à découvrir cet artiste sympathique! ==>  www.aldebert.com
D'ailleurs, ce concert a de quoi séduire! Aldebert est toujours aussi dynamique sur scène (au point d'envoyer valser son micro par terre d'un geste un peu trop ... vif), aussi sautillant, aussi souriant. Il chante toujours aussi bien, nous entraine et nous fait chanter et bouger. Toujours aussi spontané sur scène, naturel et sans prise de tête, son oeil de grand enfant s'allume souvent (et le grand enfant à grandi, cette année, il se dandine régulièrement, les mains dans le dos, genre pré-ado timide... tout mimi!) ;-)

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Et surtout, il nous raconte toujours autant d'histoires. En chansons ou entre elles, il nous conte des anecdotes plus vraies que... euuh... enfin, non quand même... ;-) (no comment sur l'histoire accompagnant 'La première fois'!)... De fausses confidences en vrais délires, il est très drôle et très expressif quand il se plaint du succès auprès des filles d'un violoncelliste ou du (fameux) prof de plongée (celui qui a des yeux de cocker et... qui apprend le tibétain depuis 17 ans!). Ou qu'il nous raconte ses tentatives capillaires à 17 ans!

Et par moments, si vous y arrivez, cela vaut la peine de décrocher le regard du chanteur pour observer les musiciens (c'est tout moi, ça… vous avez une troupe sur scène, la logique voudrait que vous regardiez celui qui chante, pourtant moi parfois j'ai le regard qui s'égare ailleurs :-) c'est drôle… et parfois, vous en profitez pour croiser d'autres regards - voilà qui me rappelle des souvenirs plus ou moins récents…-)
Bref, pour en revenir aux musiciens d'Aldebert, ils ont de ces mimiques par moments! En fait ils réagissent aux paroles de manière très expressives, genre sur 'Hypocondriaque', le bassiste (Groin-Groin) qui fait des grimaces au début, qui fait non avec un air compassé à la phrase "on sourit pas comme ça à quelqu'un en bonne santé, c'est évident"… Ou La Chicane (le guitariste), il est aussi très expressif sur certains morceaux!

aldebert_live

Alors? Pourquoi vous ai-je dit que je préférais le concert précédent... eh bien... parce que, pour moi, ce concert manquait un peu de magie, de ce truc qui suspend le temps et vous allume des étoiles dans les yeux en sortant du concert.

Et cela, pour deux raisons (enfin, non, 3, mais la 3ème, personne n'y peut rien…)
D'abord, je trouve que ça manquait un tout petit peu de mise en scène. Les lumières sont superbes, mais… pas de petites trouvailles, d'événements surprenants, de visuel… oh, je ne dis pas qu'il faut des scènes qui se soulèvent ou un rond qui descend du plafond (comment? Vous pensez au concert de quelqu'un? Jean-Jacques… comment, vous dites? Euh… non, je ne vois pas…). Donc, pas besoin de gros moyens, mais par rapport au concert précédent, à la 2 CV sur scène, à la pause-clope pour "la complainte de l'ex-fumeur", au petit jeu de cours de récré pour "Tête en l'air", au dauphin gonflable sur "La plage"… Ici, pas de petites idées marrantes comme ça… même les présentations des musiciens sont classiques alors que la fois dernière, chacun avait eu droit à sa petite chanson perso pour le décrire!

L'autre manque, c'est au niveau de la tracklist (c'est comme ça qu'on dit?)… Le concert manque cruellement de petits moments de douceur, de ces magnifiques petites chansons tendres et rêveuses qu'Aldebert réussit pourtant si bien… Ah oui, il m'a manqué 'des ménagements', un 'hold up', 'la lettre' ou 'des bulles de savon', ces moments acoustiques dans lesquels je plonge avec un plaisir certain… ici, le choix semble délibérément plus rock, avec plus de guitares… C'est bien aussi mais… il manque l'autre facette, celle qui m'avait encore tant plu quand je l'ai vu en show case FNAC en novembre dernier...
Ce concert est un peu trop guitares... notamment sa nouvelle guitare électrique... mais pourquoi ces chanteurs-musiciens sont-ils si fiers de leurs nouvelles guitares? (oui, je pense au même Jean-Jacques que tout à l'heure, celui dont je ne vois pas de qui il s'agit... euh elle est pas contradictoire cette phrase?).
C'est joli, j'adore la guitare, il en joue très bien, certaines chansons réarrangées de cette manière sont très sympas, le délire sur Metallica est assez marrant (même si j'ai pas compris le lien avec la chanson suivante... A moins que le vrai fantasme de Guillaume, ça ait été d'avoir de longs cheveux pendant une minute?) Mais du coup, il manque des petites douceurs qui fondent dans les oreilles... Enfin, à mon goût.

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Et... Ah oui, le 3ème bémol, c'est qu'il n'y a rien à faire, j'avais eu cette impression l'autre fois, je l'ai à nouveau: j'ai un problème avec une partie du public d'Aldebert. Moi les fans hystériques qui hurlent entre 2 morceaux, voir en pleine chanson, "t'es beau" ou "on t'aime"... je dis non. Sans compter que je suis sûre qu'elles dépassaient le nombre de décibels autorisés. Je ne rigole pas, elles nous ont bousillé les tympans. Plus fort que la musique sortant des amplis, c'est dire!
Et puis il y avait un autre groupe ailleurs dans le public, dont Aldebert lui-même a dit qu'ils criaient pour n'importe quoi (si si, il a essayé : "Tomate?" "heeeeiiiiiiiii" "... chausson?" "hèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèè!"...).
Alors j'avoue, avec ce genre de comportement, j'ai du mal. Mais bon, relativisons, cela ne suffit pas à gâcher mon plaisir.

Et du plaisir, j'en ai pris beaucoup hier soir au Botanique. Et je me suis défoulée. Et j'ai oublié le boulot.
Alors déjà, rien que ça, c'est pas négligeable. Merci Zoé, merci Guillaume!

Mary

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08 octobre 2006

J'aime le rock 'n roll

Fatigué(e), après une semaine de boulot?
Envie de relâcher la pression et d'évacuer le stress?
Besoin de recharger ses batteries un peu pour attaquer le week end et la semaine suivante?

Oubliez les vitamines et autres pillules! Mary vous conseille un remède idéal : un concert de La Grande Sophie!
Pas de contre-indication, sauf évidemment si vous êtes allergique au guitares électriques et à tout ce qui sonne 'rock'... Effets secondaires connus: de l'énergie pour le reste de la soirée, l'envie de vous trémousser, et peut-être, le risque de prendre un peu froid en sortant, parce que vous avez transpiré à l'intérieur...

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Vous l'avez compris : je suis allée au concert de La Grande Sophie vendredi au Waux-Hall de Nivelles, et je me suis éclatée! Cette fille a de l'énergie à revendre, elle s'éclate sur scène, elle saute, danse, se déchaîne sur ses guitares, tourbillonne, entraînant tout le monde avec elle dans un concert très rock... Pas besoin de nous le confier en dernière chanson, on a tous compris, pas de doute : elle aime le rock 'n roll.

Pourtant, c'était pas gagné d'avance! Concert dans un centre culturel, donc avec un public assis, et assez hétérogène: jeunes et moins jeunes, petits enfants (j'ai été étonnée du nombre de mômes qui n'avaient pas l'air d'avoir plus de 10 ans), personnes âgées... Fans convaincus qui connaissent les chansons, mais aussi abonnés du théâtre qui ne savent probablement pas trop à quoi s'attendre.
Pourtant, elle a décidé de prendre le taureau par les cornes, Sophie. En arrivant sur scène avec un mégaphone, histoire de crier plus fort et de faire crier le public en écho... Des fois que certains auraient cru qu'ils allaient passer une soirée calme...
Un petit souci de son (je ne sais pas ce qui a sauté, mais elle s'est retrouvée sans son au milieu de la 2ème chanson) qui ne la démonte pas: guitare à la main, elle se rapproche du public et continue à chanter le refrain, repris par une partie du public qu'elle remerciera ensuite... Problème très rapidement réglé, et qui ne se reproduira pas... pourtant, on sent bien qu'elle n'est pas complètement satisfaite: elle veut faire bouger le public!
Petite version acoustique de "L'amour, ça pardonne pas" pour faire chanter le public, et... La Grande Sophie nous crie à tous de se lever! Ca y est! On n'attendait que ça pour le faire (mais bon quand tout le monde est assis on a toujours un peu peur d'ennuyer les voisins de derrière, hein!)... Là, le concert est lancé, l'ambiance monte dans la salle... Deuxième injonction de Mademoiselle à ceux qui seraient tentés de se rasseoir à la fin de la chanson. La majorité du public restera debout jusqu'à la fin!

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Les morceau s'enchaînent rapidement, ceux du dernier album essentiellement, qui prennent toute leur ampleur 'rock' en live. D'autres morceaux des albums précédents, plein de punch aussi ("On savait (devenir grand)", "Le passage obligé"...). De jolies versions acoustiques, notamment "Même pas", tout en douceur, guitare-voix... La Grande Sophie nous gratifie aussi de deux nouvelles chansons (dont une, sur le Show Business, que j'ai très hâte de réentendre - même si c'est apparemment une exclu "scène"-), de son tout premier morceau, et d'une reprise partiellement acoustique, ensuite raccord avec tous ses musiciens sur quelques notes des Rolling Stones, mais une reprise totalement déjantée d'une chanson d'une blonde américaine, Marylin Monroe: "My heart belongs to daddy". Tout ça, entrecoupé de petits commentaires plein d'humour et de spontanéité, et une belle participation du public!

Bref, une ambiance extrêmement sympa, pour une artiste rayonnante, pleine de talent, sans esbrouffe, qui s'amuse et fait partager son plaisir au public en toute simplicité, sans chichis, elle est directe et sans prise de tête, comme ses chansons, juste le plaisir de se retrouver, se laisser entraîner par la musique, (et se dire que ça n'a pas l'air si compliqué, pourtant, de jouer de la guitare) de faire la fête. J'aimais déjà beaucoup sur CD, je suis définitivement conquise sur scène!

Des rockeuses, guitare à la main, ça ne court pas les hit-parades de la chanson française.. La Grande Sophie remplit parfaitement ce manque (pardon, elle a son style à elle: elle fait de la "Kitchen Miousic") , avec un grand talent, et... je comprends parfaitement qu'elle ait reçu une victoire de la musique en catégorie "Révélation scène"

Si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à aller la découvrir sur scène, ça en vaut le coup!
Site officiel : http://lagrandesophie.artistes.universalmusic.fr/

Mary... qui attend "La suite, l'après, le milieu" mais surtout pas la fin!

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29 mai 2006

Look at the beauty of that!

Bonsoir bonsoir! C'est Mary! Pleine d'enthousiasme! (qui a dit "Comme d'habitude"? Ben oui mais les pièces ou spectacles qui ne m'enthousiament pas, je ne vous en parle même pas!)

Comme je l'avais, je crois, déjà mentionné, je suis allée la semaine dernière au Cirque Royal, au concert de la merveilleuse Noa.
pour ceux qui ne la connaissent pas (donc qui ne regardaient pas Taratata à une certaine époque), Noa, de son vrai nom Achinoam Nini, est une chanteuse israélienne, qui chante en anglais, en hébreu, en français... Elle a notamment interprété quelques BO de films : "La vie est belle", "Jeanne d'Arc", "Babel", ainsi que le rôle d'Esmeralda sur l'album studio de la comédie musicale "ND de Paris". Ca c'est pour ce qui est le plus connu. Sinon, elle a sorti 4 albums studio dans nos contrées, le 1er s'appelait je crois, 'Noa', ensuite il y a eu 'Calling' puis le sublime 'Blue touches blue', et enfin, 'Now'. Et maintenant, un live (et théoriquement un DVD mais j'ai eu beau chercher à Bruxelles je ne l'ai pas encore trouvé... par contre le CD live il est au moins à la FNAC, rayon Musiques du monde!)... Voilà pour une brève présentation, si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur
http://www.noasmusic.com/ (d'où viennent les photos - extraites d'un autre concert, ne vous étonnez pas si ça ne colle pas complètement à mes descriptions)... Et n'hésitez pas à la contacter via son site, elle lit les messages (et y répond) :-)

Donc, le concert. En fait pour cette tournée (qui n'est pas liée à un album en particulier), Noa est accompagnée par le Solis String Quartet, ensemble à cordes vous l'auriez compris, venu d'Italie. Elle est aussi accompagnée de ses 2 inséparables musiciens, Zohar Fresco aux percussions et Gil Dor à la guitare. Et la sublimissime voix de Noa...

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Le concert s'ouvre sur 2 morceaux instrumentaux, rythmés et colorés... On s'éloigne déjà de Bruxelles, un vent du Sud, plein de senteurs, d'épices et de soleil, nous entoure déjà. Puis Noa arrive, sous les applaudissements nourris du public très en forme (mieux qu'aux Beaux-Arts où je l'avais vue il y a quelques années). Longue robe noire, jupon, longue chevelure, pieds nus... le vent du Moyen-Orient souffle de plus belle, agrémenté d'un côté un peu gitane. "Stop! It's 3:15 - You have one minute. Are you ready?" Début du concert avec 'Home-made religion'. Noa nous explique ensuite en quoi sa religion faite maison consiste... Le soleil, les mouvements du ciel, la musique, son mari, ses enfants, ses amis...
Petits bonheurs simples. Comme elle, débordante de naturel, très rapidement à l'aise, pleine de simplicité, sans esbrouffe, souriante, rayonnante de bonne humeur et d'émotion partagée...

noa

Noa nous emmène avec elle vers le soleil, elle virevolte et danse, avec élégance, grâce et légèreté. Et puis bien sûr il y a sa voix. Noa est l'une des rares chanteuses à me donner des frissons et à m'émouvoir autant. Elle a une voix... immense... pure... chaude... limpide... elle la promène sur toutes les mélodies, tous les genres, tous les rythmes, elle monte, descend, tient des notes à n'en plus finir, et toujours avec autant de grâce et de pureté, sans rien qui vient parasiter la note. Elle enchaîne morceaux anciens et récents, en anglais, en hébreu (Mishaela, Uri,...), en français, en yemenite, et même, en napolitain! Elle chante et elle raconte à la fois, toujours expressive dans ses couplets même si plus lyrique dans ses refrains... Elle nous gratifie aussi de 3 nouvelles chansons... Un nouvel album bientôt?

Quelques beaux moments en exergue:

  • Une jolie version de "Wildflower" (j'ai toujours adoré cette chanson:
    "Wild flower, growing in all the wrong places
    Wild flower, so lonely ‘neath that lovely rose bush
    Proper garden’s nightmare, queen of opened fields
    Tell me, who will love this wildflower
    For exactly what she is?"
    )

  • "Eye in the sky"... mais comment fait-elle pour tenir ces notes??

  • "I don't know"... un classique... où ses talents de percussioniste m'épatent à chaque fois!

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  • "The beauty of that" : et encore une démonstration de percu!

  • "Yuma" : musique italienne, paroles en yéménite, puis en anglais... toutes les influences qui cohabitent en paix en elle... douceur vocale... Noa, cette fois vêtue de blanc et d'une tunique longue en voile, lumière dorée sur ses cheveux... elle a presque l'air d'une déesse orientale, évadée d'une antique mythologie...

Enfin, le public était vraiment super enthousiaste, et nous étions bien décidés à ne pas la laisser partir comme ça! Noa est généreuse, je pense qu'on a eu droit à 3 ou 4 rappels (je ne vous garantis pas l'ordre)! D'abord, 'The beauty of that' et deux morceaux en napolitain... Puis, surprise, la chanson du film français Babel... Celle de "La vie est belle": "Beautiful that way", avec le public qui joue les choristes, en écho...
Autre surprise: une reprise déchaînée de "Message in a bottle" (de Sting... Enfin Police)... "Shalom, Shalom", toujours avec nous qui participons en choeur! En enfin, pour clore, sur une note d'émotion, sa jolie version de l'"Ave Maria", juste guitare-voix, pour se quitter...

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Bon voyage, bon retour dans la réalité...

Mary

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31 mars 2006

Juste, émouvant, nécessaire...

Je vous ai déjà parlé quelques fois, en passant, d'un spectacle qui s'appelle "Si c'est chanté, c'est pas perdu", par la compagnie de l'Eveil. J'ai envie d'y consacrer un message complet cette fois, pas juste quelques lignes par-ci, par-là.

Je n'ai pas revu ce spectacle récemment, je l'avais vu à la création à Mons en 2003 au Festival au Carré des Arts. Revu plus tard, toujours à Mons, aux Arbalestriers cette fois. Depuis je serais sans doute retournée une 3ème fois bientôt, mais entre temps j'ai acheté le DVD alors...
Par contre je ne peux qu'encourager tous ceux qui liront ce message et qui n'ont pas encore vu ce spectacle, d'aller, de courir profiter des dernières représentations! Dans le Hainaut en avril et quelques dates à Louvain-la-Neuve aussi fin du mois d'avril, plus d'infos sur le site du théâtre de l'Eveil.

Que vous dire de ce spectacle? Qu'il s'agit essentiellement de chansons, mais entrecoupées de textes qui les replacent dans leur contexte et dans l'Histoire avec un grand H. Ce ne sont donc pas des chansons officielles, ni des hymnes à la gloire de tel ou tel général, ni des chansons agressives fustigeant l'ennemi. Non! Ce sont des chants de résistance et d'espoir, des chants pacifistes, de liberté, de refus de la dictature, des chants d'amour gâché par un départ à la guerre... Bref, on est du côté de, comme le dirait Guy Pion, "ce pauvre couillon" de soldat, de milicien, de paysan, qui n'a pas le choix face à l'Histoire...

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C'est un spectacle très engagé comme toujours avec Guy Pion... un spectacle super émouvant, qui m'a émue, donné des frissons et fait briller les yeux de quelques larmes... l'un de ceux qui m'ont marquée... Un angle original pour passer en revue l'histoire de ces derniers siècles... Un spectacle qui ne tombe pas dans le désespoir mais fait avant tout briller la liberté et l'espoir (car "même après le plus rude des hivers, revient toujours le doux printemps"). Un mélange de cultures et de langues, chansons en français, en anglais, en italien, en espagnol, en portugais... on peut ajouter chilien et allemand pour les origines des textes. Cela va de Dylan à Boris Vian en passant par Prévert, Brecht, des champs traditionnels de Cuba, d'Italie, d'Espagne... Idem pour les événements historiques évoqués, de la 2ème guerre et des camps de concentration, à l'esclavage, les bombes atomiques, la révolution des Canuts, la Révolution des Oeillets, la guerre d'Espagne, Kissinger...

Un travail de mémoire, plein de justesse, sans complaisance, nécessaire pour ne pas oublier. Un travail de création car les morceaux ont été brillamment ré-orchestrés (ou réarrangés? Je ne sais pas trop comment on dit). Du tout grand Guy Pion qui porte ce spectacle à bout d'émotion... Avec deux autres magnifiques chanteurs, Delphine Gardin et Roberto Cordova, des musiciens à la hauteur sous la direction de Pascal Charpentier, une mise en scène sans esbrouffe de Charles Cornette.

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Bref, un seul conseil, si vous ne l'avez pas encore vu, foncez!

"LA POESÍA ES UN ARMA CARGADA DE FUTURO"

Mary

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04 février 2006

Après que l'Ombre...je sais...

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Avant que l'ombre ne tombe pour recouvrir Bercy d'un draps mortuaire invisible marquant la fin d'un spectacle aux milles étoiles, j'ai pris la route de la ville des lumières, les idées bercées d'une voix fine et agonisante, pour assister aux frasques scéniques de l'Ange Roux…c'était le 27 janvier 2006…

Mylène Farmer en concert, c'est un titre peu courant dans les journaux. Après six longues années d'absence qui, pour les fans les plus assidus, aura paru un siècle entier, l'artiste remonte sur scène pour présenter un spectacle époustouflant, intransportable et magistral. Si Mylène à d'ores et déjà établi sa légende, elle scelle définitivement son entrée dans le mythe qu'elle aura créé pierre après pierre. 13 concerts dont le premier a débuté un vendredi 13, un public de 13.000 personnes par soir, une salle pleine à craquer plus de 6 mois avant l'ouverture…symbolique et passion démesurées étaient de la partie.

Arrivé le vendredi soir, veille du jour du concert, je prends mes aises dans un hôtel tout proche de Bercy. Ma montre indique 23h45…dans 24 heures à peine, tout sera terminé. La nuit fut longue et reposante, bien heureusement pour l'aventure qui m'attendait…

Pour en profiter au maximum, nous décidons de nous placer dans la file d'attente dès 13h15…5h30 avant l'ouverture officielle des portes. Il faudrait tuer le temps…mais comment? L'expérience Farmer a débuté par les rencontres les plus folles qui soient. Rapidement, nous formons un groupe de 6 personnes, perdus dans nos fous rires, nos jeux stupides, nos blagues à 5 sous...nous en oublions même le froid insoutenable qui s'abat sur nous! Les heures s'écoulent sans que l'on s'en aperçoive…et puis…le compte à rebours avant l'ultime apparition…

La foule délire: les gens se mettent à pousser comme s'il fuyait les chariots de feux de l'apocalypse. Notre sextet nouvellement formé a bien du mal à rester groupé. Mais la ténacité fut de mise! Nous nous retrouvons à l'intérieur d'un Bercy monumental. La course effrénée nous amène devant des portes immenses qui recouvrent la scène centrale. Entrée babylonienne, dorure angélique, le mystère s'épaissi. L'ambiance grimpe, la foule scande le nom de son idole, les rires se font plus nerveux, l'impatience est à son comble…des coups de tonnerre retentisse, la pénombre s'étale dans la salle…elle arrive…

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Dans un sarcophage futuriste, telle une belle au bois dormant cybernétique, Mylène nous descend des cintres. Déposé sur la scène centrale en forme de croix de Malte, le caisson est rapatrié sur la scène principale par six colosses, par-delà le public à présent surplombé d'une passerelle de bois, seul lien tangible entre la scène centrale et la scène principale. Le sarcophage se lève, les cris se multiplient, les hurlements se font plus intenses, les mains se lèvent au ciel…on aperçoit sur d'immenses écran le visage de la belle, les yeux clos. Ses paupières se lève, c'est l'euphorie générale…le spectacle commence…

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La dynamique était parfaite: chansons lentes puis plus "punch", interlude de danses espagnoles, utilisation des images, des lumières,…tout est du plus bel effet. Un piano qui émerge du sol, un chandelier géant qui la porte au-dessus du public, des chorégraphie à couper le souffle, une énergie débordante, des fans au comble de l'émotion…tout les éléments d'un spectacle réussi étaient rassemblés. Il faut le voir…l'expliquer demeure d'un intérêt limité…

La fin est magistrale…un rideau d'eau vient la piéger momentanément sur la scène où elle entame son chant funeste "Avant que l'Ombre". Son image projetée sur le mur d'eau vibre à l'écho des paroles enivrantes. Le rideau s'écarte, la chanteuse s'avance alors. Des mots qui se dessinent dans les flots, sa propre silhouette même…et telle une diva marquant la fin d'un hymne à sa gloire, elle gravit les marches, hautes et profondes, de sa déréliction. Au travers de cette pluie filigrane, on observe Mylène, de dos, gravir les derniers mètres, maintenant dévêtue de sa robe, presque nue. Sous une musique pleine d'émotion et de chaleur, son ombre se dessine au travers d'une fumée épaisse…sa main s'élève au ciel…la pose est figée, digne d'un Rodin…les portes se referment alors lentement, laissant imprégnées sur les rétines humides d'émois cette impeccable silhouette annonçant la fin d'un moment si unique.

La salle se vide avec lenteur, les esprits sont emplis de bulles de chagrin qui ne tarderont pas à éclater dès les retrouvailles avec la réalité. "Avant que l'Ombre…" est terminé, la diva a refermé les portes de sa Babylone. Si certains se jettent sur le merchandising dispendieux, nous préférons laisser s'échapper les cendres du spectacle dans un bar non loin de Bercy.

L'expérience Farmer est aussi une expérience humaine, le partage d'une idolâtrie presque enfantine. L'on pénètre dans un univers fantasmagorique où tout devient réalisable. On s'étonne, on pâlit de surprise, on se laisse emporter par la magie des mots, la magie des images…et puis l'on s'endort dans des rêves satinés pour se réveiller après que l'ombre, disparue, ne laisse que quelques miettes de frustration dans la tête...On se nourrit de photos prises au hasard, de musiques enregistrées par les croisés du souvenir…tout cela pour supporter mieux les quelques mois d'attente insoutenable qui nous séparent de la sortie du CD live et du DVD, les clés qui feront ressurgir les sensations, pures et transcendantes, qui nous aurons bercé le temps d'une soirée…

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02 novembre 2005

J'ai dans la tête une mélodie qui fait...

Le cercle des poètes disparus ne passait pas la veille sur la troisième chaîne mais il y avait dans l'air comme une musique sympathique accompagnée de quelques refrains sautillants qui auraient, sans aucun doute, fait décoller les vinyles de la belle époque. Les trentenaires trottinant s'agitent…nous aussi!

 

C'est à l'Orangerie du Botanique, salle pouvant accueillir moins de 700 personnes, que le concert attendu du petit bonhomme a pris place. On ne parlera pas de foule mais plutôt d'un petit comité de fans, tantôt exemplaires, tantôt douteux. L'ambiance est détendue, les langues se délient aisément. Sur la scène, des ombres étranges se dessinent au-delà des instruments inconnus.

 

Après une première partie mi-miel, mi-vinaigre, le public commence à s'échauffer. Les mains claquent, les cris retentissent. Aldebert se fait attendre…et c'est dans l'euphorie d'un public aux abois que le chanteur débarque sur scène avec la fougue d'une jeunesse jamais perdue. Ses éclats de voix charment autant que ses éclats de sourire…mais c'est la mélodie qui finit par s'immiscer dans le cœur et par ne plus en ressortir.

 

 

 

 

Accompagné d'une équipe de musiciens talentueux qui n'hésitent pas à offrir bien plus que leur musique, Aldebert bondit et rebondit sans peine au milieu des objets cocasses de son petit univers de gosse. Une mignonne voiturette colorée, une boite aux lettres sur pied, des lanternes chinoises et une foule d'autres bricoles décalées...voilà le plateau (télé?) dédié sur lequel se dessinent les monstres imaginaires de son enfance. Il enchaîne languissante ballade et torrent de rythmes, avec l'harmonie de sa seule voix comme fil conducteur de cette ballade enchanteresse.

 

On déplorera la présence d'un public trop jeune, paradoxe d'hystérie face à la nostalgie doucereuse constamment évoquée. Réalité probablement notée par le chanteur qui, quoi que quelque peu décontenancé, a pris partie d'ignorer les incursions irrespectueuses pour s'offrir à 100% sur un spectacle qui en vaut bien d'autres.

 

Durant quelques heures, j'ai été ce ridicule Peter Pan à me passer du baume au cœur, me laissant voguer au gré de souvenirs qui n'étaient pas les miens. Oubliant la réalité du dehors, on se consacre au-dedans, on laisse couler quelques paroles retenues au hasard des chansons, on bouge les épaules au son des guitares vibrantes…et l'on finit par se perdre dans ce monde un peu adulte, un peu ado…perdu, pour l'occasion, dans un véritable tumulte stéréo.

 

Le temps s'est échappé une fois encore et avec son départ, a repris le cours comico-tragique qui le caractérise. Aldebert a, pour sûr, le don de désinhiber ces pensées nostalgiques et de transformer leur douloureuse sensation en émotions dédramatisées. L'occasion de se souvenir, ensemble, que l'enfance est une option magistrale qui ne nous quitte que si nous le décidons vraiment…et comme il le dit si bien: "Si la jeunesse est un vilain défaut, on s'en corrige bien assez vite…!"

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01 novembre 2005

Un lundi au Botanique...

Ce n'est plus vraiment "à chaud"... Mais c'est néanmoins avec un enthousiasme intact que je vais tenter de me lancer la première dans un compte rendu terriblement subjectif et imcomplet du concert de ce cher Guillaume (Aldebert si vous préférez) auquel j'ai assisté lundi 24 avec mon Peter Pan préféré (qui, je n'en doute pas, aura sans doute aussi des choses à vous confier sur ce concert!)

Alors, tout d'abord, il y avait un artiste belge, Alexonor, en première partie... Mouais... disons qu'il s'est bien donné pour mettre de l'ambiance, qu'au début, j'ai trouvé ses chansons drôles, mais certaines étaient 'trop limites' pour mon goût... en particulier, les chansons sur les femmes battues et les prostituées de l'Est... Sur le sujet je préfère nettement la sensibilité de la 'chanson d'Anna' de Karin Clercq.

Après une heure environ, les choses sérieuses commencent! Aldoux débarque avec Carpe Diem, et la salle montre d'emblée qu'elle connait les paroles des chansons, et que l'ambiance sera chaude! D'ailleurs Guillaume le dira lui même plus tard! Le concert durera plus de 2 heures, pendant lesquelles Aldebert nous fera danser et rêver avec son unnivers bien à lui... Comme je n'aime pas les comptes rendus descriptifs, je ne vous parlerai pas (comment, 'nous ne nous parlerons pas', c'est quelqu'un d'autre?...  et alors?) bref, pas de détails sur la succession des chansons, etc, mais quelques coups de coeurs, des "images, impressions et couleurs "(oui en terme de concerts ma plus 'forte' expérience fut JJG alors... il m'en reste toujours quelque chose, quoi que je fasse!).

Donc... Un très chouette moment que ce concert, j'étais un peu en manque de concert en plus, donc j'ai pu me défouler, puis rien à redire, concernant Doudou -Aldebert-, il est drôle, ne se prend pas au sérieux, assume son univers et lui donne toute sa dimension sur scène, et m'a l'air d'être quelqu'un d'extrêmement sympathique! En plus son bassiste-violoncelliste Stéphane est à croquer, tout mimi, ce qui ne gâche rien! ;-)

J'ai adoré les petits gadgets, la tétine sur la guitare après l'invasion des bébés, le saut en trampoline au dessus du guitariste, l'espèce de poupée sur le micro qui sert à faire des voeux sur "Marabout",  la tuture au milieu de la scène, très kitch et qui roule sûrement très bien, le pecket (enfin si c'était ça?), les auréoles sur le tee-shirt, le jeu avec une spectatrice plus grande que lui (mais de la scène forcément il ne l'avait pas remarqué... après forcément...), la scène certainement difficile pour les fumeurs, le cartable sur le dos pour la rentrée des classes, le son partout.1, "indélébile' totally unplugged, et Serge, qui ne s'est pas dégonflé (mais presque, il était limite quand même) et a bien vogué sur le public (pour info, c'est un dauphin gonflable en plastique, un accessoire de plage quoi)... et j'en oublie sans doute. Bref, tout un tas de petites idées sympa qui donnent une note un peu enfantine, ou en tout cas, 'on ne se prend pas au sérieux', au spectacle.

Mention aussi aux chansons plus lentes, qui auront moins fait bouger le public peut être, mais chargées d'une émotion qui m'a beaucoup touchée, car c'est cet état d'esprit là aussi que j'aime chez Aldebert, une sorte de nostalgie de l'enfance, de ces moments qu'on garde au chaud et qu'on n'oublie pas, qu'on cherche même à retrouver au maintenir quand la société nous le permet... Souvenirs particuliers, donc, pour 'des ménagements', et surtout, 'adulescent' et 'hold up' chantées avec beaucoup de douceur et, j'ai trouvé, une certaine complicité avec le public, ou en tout cas cette tranche de 'trentenaires' (et assimilés!) qui, 'trottinant, s'agitent' ;-)

Seul petit bémol pour moi... le public... L'ambiance était chaude, mais je dirais un peu trop par moments. Chanter, se trémousser, crier, c'est bien... Mais Aldebert lui même a signalé un groupe 'étrange', dans le public, qui criait particulièrement... bon, il l'a pris au 2ème degré, mais au début j'avais l'impression que ça le mettait limite mal à l'aise... Enfin, je trouve que sur des chansons plus douces justement, un peu plus de calme ou d'écoute de la part de certines aurait été pas mal, parce que bon, ok c'est gai de chanter en même temps que le chanteur, mais quand il se tait 30 sec et que vous avez quelques personnes qui continuent à chanter toutes seules sans lui... on se demande un peu pourquoi il est là, non? Enfin pour moi c'est un peu limite, comme certains autres qui bousculaient un peu pour venir se placer plus devant...
D'un autre côté, un public à la fois très très chaleureux, qui chante, qui bouge, qui se donne à fond, et en même temps respectueux et dont on a l'impression que tout le monde partage quelques valeurs 'de base', ça n'existe que dans les concerts de Goldman, c'est bien connu (je vais me faire des amis, moi!) ;-)

Enfin, ces quelques comportements étranges dans le public ne m'ont pas gâché le spectacle ni la soirée bien entendu!
J'attends d'ailleurs avec curiosité le DVD live d'Aldebert qui sort je crois le 4/11 dans notre plat pays!

Pour clôturer ce post, on ne sait jamais, si le hasard... je fais un coucou aux 2 Belges sympas que nous avons croisé au concert et avec qui on a papoté dans le public avant le concert, une demoiselle de 21 ans et son frère, qui se demandaient s'il y avait d'autres belges et qui ont pris des mesures dans la salle en entrant, en tendant les bras, pour garder une distance de sécurité dans le public :-)

@ bientôt!

Mary

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16 octobre 2005

Un ange passe

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C'est le nouvel opus de HLM, pour Steve Houben, Charles Loos et Maurane. 20 ans après (ça les rajeunit :-) ) ce trio se reconstitue sur scène et en CD... mais c'est surtout sur scène qu'on peut les aprécier et vivre leurs morceaux.

Je reviens du concert de HLM et... j'en suis encore émerveillée. 2ème fois que je vois HLM, + 2 fois Maurane en solo, inutile de dire que j'en suis fan...
HLM, c'est différent, c'est particulier, c'est un style difficile à définir, c'est assez jazz (domaine de Houben, magicien du saxo, et de Loos, impressionant pianiste), mais pas seulement jazz, c'est inspiré, c'est la magnifique voix de Maurane non pas sur des paroles mais des 'vocalises' sans mots, avec de magnifiques notes, c'est un univers à découvrir...
Difficile pour moi de définir pourquoi j'aime, pourquoi ça me touche, ce que je ressens comme chaleur en sortant de ce concert, je dirais juste que ... c'est beau!

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit, et moi en tout cas, après cette parenthèse HLM'esque, je sens que je vais faire de doux rêves mélodieux...

Mary

Posté par on deblogge à 23:19 - Tellement plus mignon en chanson - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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