Derrière les rideaux, la scène (ou l'écran)

23 décembre 2009

Bien ri.. oui!!! Mais on n'a pas envie de les quitter :-)

Coucou tout le monde!

Voui, je sais, je n'ai pas fini les "petits mots" du billet précédent sur toutes les pièces de retard dont je ne vous avais pas parlé... Mais... Ce soir, j'ai décidé de vous livrer ma critique de "Sois belge et tais-toi" version 2010.
Pourquoi?
- c'est Noël dans 2 jours, alors ce sera mon cadeau! (quoi, ça me fait plaisir, de vous parler d'un spectacle que j'adore, j'ai bien le droit de me faire un cadeau, non?)
- y'a finalement des photos sur le site de la compagnie Victor, donc je vais pouvoir illustrer mon billet en en empruntant quelques-unes! (référence habituelle: voir 'Galerie' en bas de la page)

Donc, "Sois belge et tais-toi", épisode 2010 (ou saison 2009-2010, vous dites comme vous voulez!)
Bon, ben sincèrement, moi, je commence à avoir un problème...
Non, c'est vrai, chaque année je vous écris, avec plus ou plus d'enthousiasme (ce n'est pas une faute de frappe, franchement, vous avez déjà repéré un 'moins' d'enthousiasme pour Sois belge? :-P ), je vous écris, donc, que le spectacle est génial, encore plus drôle, plus réussi, mieux écrit que l'année d'avant.
Forcément, y'a un moment où vous n'allez plus me croire, pas vrai?

Tant pis! Même si je perds ma crédibilité (ou que vous ne croyez pas à mon impartialité face à ce spectacle - et pourtant je vous jure, c'est pas gagné d'avance que j'adhère, même si je suis "fan", c'est vraiment parce que la qualité du spectacle est super top nickel trop whouhouhou!)
Euh... je m'égare, là. Donc, peu importe ce que vous en pensez, je le dis haut et fort : cette cuvée 2010 est grandiose!!! Je n'ai d'ailleurs qu'une chose à dire: foncez-y, dépêchez-vous, trouvez une date où il reste des places et réservez, vous ne le regretterez pas et vous passerez un bon moment!

Rien d'autre à dire, vraiment?
Bon, ok, vous savez bien que j'aime argumenter un peu, pas vrai?
Alors... D'abord (comme souvent, mais j'y suis sensible, que voulez-vous!), les textes! Toujours signés d'André et Baudouin Remy, ils sont d'une finesse, cette année... Drôles, bien sûr, avec des jeux de mots bien trouvés, mais surtout, d'une justesse et d'une précisions... Disons que ce n'est pas pour rien que Baudouin Remy est journaliste, et qu'il a suivi la campagne avec ses "petits journaux de campagne" sur le net!
Rassurez-vous, 'Sois belge' 2010, ce n'est pas barbant et ce n'est pas un cours d'actualité de l'année 2009.
Mais le passage en revue de l'année est complet, presque tous les éléments marquants y sont (presque, parce qu'il manque quand même la commission Fortis sur la dépression d'Yves Leterme les pressions du gouvernement, et les chefs de cabinets de Reynders et Leterme qui sont pas d'accord... Mais avouez, vous n'y pensiez déjà plus!).

Et vraiment, c'est marrant, l'actualité est abordée sous des angles particuliers et inattendus ce qui amène un décalage et fait rire, mais aussi permet de prendre un peu de recul pour revoir tout ça... Et franchement, ce spectacle a un côté pédagogique très agréable! On rit, on s'amuse, et c'est intelligent! J'adore!
Et bien sûr, comme chaque année, les textes sont caustiques mais pas sous la ceinture (pas de coups bas pour nos politiciens, croqués avec justesse, sans complaisance mais avec respect) et ne cèdent pas à la facilité!

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L'autre élément à souligner, c'est la mise en scène! Signée, comme l'an dernier, Thibaut Nève, assisté cette fois de Clément Manuel, elle amène vraiment un plus au spectacle! Le virage commencé l'an dernier se poursuit, avec encore plus de décors, une meilleure mise en place, des "tableaux" visuellement très réussis (alors que les comédiens sont souvent nombreux sur scène - plus que d'habitude), et des effets visuels qui vont au-delà du simple gag et permettent des effets comiques pas uniquement dans le texte, plus de jeu des comédiens... C'est de plus en plus pro, réglé, dosé, sans rien perdre en spontanéité, je vous rassure, 'Sois belge' n'est pas devenu un spectacle lisse ou froid, mais juste encore mieux réglé qu'avant et encore plus joli à regarder. Au-delà de l'imitation et du texte, on peut aussi apprécier la mise en scène et en espace, bref encore plus de choses à voir!

Plus de choses, et plus de personnages! Cette année, il y a des nouveaux sur scène! Nouveaux personnages : Jean-Marc Nollet (exceptionnel!!! Et... un inattendu qui m'a bien fait rire, à propos de ce Nollet, décidément... partout!), Rudi Demotte, Paul Magnette, Herman Van Rompuy (qui ne faisait que passer, et encore, pas au début de la saison, l'an dernier), Silvio Berlusconi...
Et nouveaux comédiens. Elsa Erroyaux remplace Nathalie Hugo, tandis que Marc Lebon, anciennement régisseur sur 'Sois belge', vient grossir les rangs sur scène! Si Elsa Erroyaux ne m'a pas tout à fait convaincue (elle ne semble pas encore complètement à l'aise dans certains personnages, et sa voix est un peu aiguë à mon goût, surtout pour faire Onkelinx), Marc Lebon m'a totalement bluffée! Je suis sous le charme, il a bien fait de "voir de la lumière" sur scène, lui! C'est lui qui interprète Jean-Marc Nollet, entre autres... Très réussi!
Quant au reste de la troupe... Baudouin Remy est toujours aussi génial, il bondit littéralement sur scène, et puis Di Rupo-Leterme-Sarko, tiercé gagnant, parfait, rien à dire. Stéphanie Coerten rayonne toujours, et puis sa Milquet est très convaincante! André Remy assure en Daerden, et est un surprenant Van Rompuy! Philippe Peeters me fera toujours autant mourir de rire avec ses mimiques! Et il ne manque pas de talent pour croquer Bart De Wever, Louis Michel, et plein d'autres! Quant à Joël Riguelle, il a réussi à construire un Reynders très réussi, avec cette espèce d'arrogance suffisante... Même si à lui, je n'ai pas envie de mettre des claques ;-)

Et les thèmes, me direz-vous?
Les élections régionales se taillent forcément une belle part dans le spectacle... Entre Di Rupo en conférence de presse (plus vrai que nature, là encore vous n'allez pas me croire, mais... franchement, si Di Rupo jouait son propre rôle, il serait moins convaincant!), et tout le monde qui a gagné, enfin presque, écolo qui a la main, la formation de l'Olivier, on s'y croirait!
D'ailleurs, avec Di Rupo, c'est facile, c'est l'effet papillon!

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A part ça, on n'oublie pas le fédéral, avec Leterme qui succède à Van Rompuy (eh oui ils sont rapides pour mettre leurs textes à jour!) et tout le monde qui tente de boucher les trous du budget, Magnette et ses 11 rapports...Leterme, d'ailleurs, passera sur le divan (ou le banc) d'une psy... qui se spécialise apparemment en politiciens flamands, puisque qu'un certain Bart y a rendez-vous aussi... Vous voyez pour qui il se prend? (pour une tortue... Ah si, si, j'vous jure!) ;-)

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Clin d'oeil à Mémé Zinzin également au menu, tout comme le couple royal, ainsi qu'un décryptage du langage politique (par un journaliste qui a l'habitude de les entendre! D'ailleurs le début du spectacle est très bien trouvé, avec une idée de 'face à face'... à se demander si les "faux" ne sont pas plus "vrais" que les "vrais"!).
Sont aussi au rendez-vous, des producteurs de lait hautement ... surréalistes (D'ailleurs je me demandais... ne pas élever des vaches, est-ce que c'est quantique? On élève une non-vache, ou une anti-vache?), un plan Marshall 2.vert expliqué sur cas concret, un sketch sur la fraude fiscale (peut-être le plus 'facile', celui qui m'a le moins accrochée, mais c'est un goût personnel -naaaan, ça veut pas dire que je fraude! m'enfin!-... mais les jeux de mots sont bons et la fin du sketch aussi!!). Il y a aussi une page internationale mettant ensemble Sarko et sa Carlita, Berlusconi et ses "filles"... (et franchement, quand "Sarkozy" se plaint de la Belgique, où on a même un journaliste qui l'imite, moi, j'adore!!)

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Pas de bulletins cette année, ni de vierde les (il parait qu'il faut réviser!), par contre Devos et Lemmens sont bien là (sur un banc, pour une fois), et surtout, c'est le grand retour de ... la police!!! Face à sa ministre de l'Intérieur, Annemie Turtelboom!

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Des moments cultes, il y en a un paquet... Je dirais que mes 3 coups de coeur sont:
- les négociations avant la formation de l'Olivier... Didier et Elio tentent de convaincre les écolos, et de séduire Joëlle sur son "balcon" (enfin, c'est surtout Didier qui essaie, avec un 'complice' pas si sûr que ça: Jean-Mi Javaux! Non, parce que Di Rupo, sur ce coup là, il est parti avec... non, je vous dirai pas. C'est pas forcément le plus subtil, ok, mais c'est hilarant!)
Ah, la scène du balcon, Javaux tout fier de sa stratégie... Excellentissime!

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- Les lettres du MR... J'adore! Une ambiance très particulière, de "polar"... Bel exemple de l'évolution dans la mise en scène, c'est très réussi!! Lettres et contre-lettres, soutiens et fronde, le MR se déchire par rapport à Reynders... son "ami" Louis rôde...

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- Le "qui veut trouver des millions" budgétaire. J'aime beaucoup la notion de 50 / 50... 3 milliards pour maintenant, 22 milliards pour plus tard...

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Oui, "Sois belge et tais-toi" version 2010, c'est un spectacle riche, dense, généreux, avec des artistes qui se donnent à fond et plein de choses à apprécier...
Alors, même si "on a bien ri donc on est quitte" (devinerez-vous quelle chanson est parodiée dans ces paroles? Moi, en lisant le titre de ce dernier numéro dans le programme, j'avais trouvé!), et qu'ils nous donnent rendez-vous déjà à l'an prochain... Ben moi, j'attendrai pas jusque là pour revoir le spectacle! Et même, je dois vous dire que le 2 mars, ça me semble loin...
Alors, je le répète, allez-y, retournez-y, ça fait du bien de se faire plaisir!

Et comme l'écrivait 'Mr Sois belge' sur Facebook : "20 secondes de rire équivalent à l'effort physique de 3 minutes d'aviron en moins fatigant. Alors venez ramer à Sois Belge et Tais-toi, c'est encore meilleur pour la santé ( et on remplit le trou dans le budget de l'Etat)"
Mary dit : "Pas mieux! (que dire quand tout est dit?)"
Ah si: pour réserver, c'est là!

Profitez de tous les moments de bonne humeur que la vie vous offre, et passez de bonnes fêtes de fin d'années, les loulous!

Mary


20 décembre 2009

What else?

En bref, et avant d'attaquer un billet sur l'épisode 2010 de "Sois belge et tais-toi" (il arrive, il arrive, ça fait une semaine que j'ai vu le spectacle, le billet ne va pas tarder, j'avais juste 'un peu' de retard sur ce blog... j'vous dis déjà, en bref, que j'ai aaaadoooooréééééé encore plus que l'an passé et que j'ai super envie de revoir le spectacle et que du coup, le 2 mars 2010, ça me semble beaucoup trop loin)... euh, bref, je disais donc, avant ça, quelques mots sur plein d'autres choses que je suis allée voir ces derniers mois...

* L'Apostat, de Régis Debray (Blocry, Louvain-La-Neuve) : une magnifique performance de Jean-Claude Frison, seul sur scène pour défendre ce texte. Avec un début percutant (voir explosif!)...  ce texte interpelle, parle de l'histoire et de l'actualité, et est un plaidoyer contre les fanatismes religieux. Julien, empereur romain oublié des cours d'histoire car il eût un règne très court, et puis, qu'il n'était pas très "politiquement correct" à son époque, s'introduit dans la nôtre pour nous raconter sa vie, ses luttes, ses craintes face à certains intégrismes, et nous mettre en garde, afin que ce qui lui est arrivé ne nous arrive pas.

Cet homme, dit "Julien l’Apostat", est le dernier des empereurs romains à avoir autorisé la pratique libre des cultes, à une époque où le christianisme faisait feu de tout bois pour convaincre les gens de se convertir et pour devenir la religion d'état. (si vous voulez en savoir plus sur ce personnage historique, vous pouvez consulter cet article sur wiki!)

La pièce est très bien écrite, avec une dose d'humour et de l'action qui évitent la monotonie. Et puis Jean-Claude Frison est exceptionnel, maniant à merveille les changements de rythme, de ton, de voix, faisant vivre différents protagonistes lorsqu'il raconte "ses" souvenirs (enfin ceux de Julien vous avez compris!)... On est scotché, et bien que le spectacle dure 1h20, on ne voit pas le temps passer, on n'a pas l'impression d'assister à une conférence historique, mais on est vraiment plongé dans le monde antique, avec l'écho de l'histoire qui se répète...

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* Et pas une ride!, le spectacle de Michèle Bernier (Centre culturel d'Auderghem) : Michèle Bernier a passé le cap de la 50aine, et ça lui a inspiré un spectacle! La "suite" du "Démon de midi", en quelque sorte...
Elle rôdait son spectacle quand je l'ai vue à Auderghem (et voui, on est un bon public en Belgique alors on a droit à la primeur!), donc j'imagine qu'elle va un peu le raccourcir parce que là ça dépasse les 2h quand même...

Sincèrement, même s'il y a quelques longueurs ou quelques passages un peu moins réussi, c'est un spectacle génial, et "Moumoune" est excellente sur scène! Généreuse, sans complexes, explosive, déjantée, n'ayant peur de rien et surtout pas du ridicule, tendre, émue, émouvante, sincère, bref, extraordinairement humaine!
On rit aux éclats quand elle parle des baignoires à porte pour les vieux, ou quand elle danse un tango d'adieu avec un tampax géant, on a les larmes aux yeux quand elle évoque ses parents morts trop tôt, ou le départ de sa fille de la maison.
Les transitions entre sketches sont soignées, la mise en scène tient la route, le rythme est élevé... Ce n'est pas 100 % nickel sans faute mais on lui pardonne tant elle met tout son coeur dans son spectacle et sa performance!

Allez la voir sur scène, c'est un spectacle qui fait du bien!

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* Pour un oui, pour un non, de Nathalie Sarraute (Centre culturel d'Uccle) : Un face à face sur la puissance des mots. Ou toutes les difficultés que l'on peut avoir à se comprendre... Daniel Hanssens et Alexandre Von Sivers sont deux amis, qui se sont éloignés, sur des non dits, et qui se retrouvent pour crever l'abcès. Où comment une phrase, "c'est bien, ça...", trop condescendante, a pu semer le trouble et la discorde...
C'est court (moins d'1 heure), trop court à mon goût je l'avoue!
Le face à face de 2 grands comédiens que j'apprécie aurait pu continuer, pour moi! Même si la rhétorique a ses limites, et que finalement, il n'est question que du langage... Enfin, c'est un peu plus profond que ça, ce sont parfois des visions des choses qui s'opposent...
Bref, pas désagréable du tout, surprenant pour le public (je ne vous dirai pas pourquoi!!), mais... court!

* Le Tartuffe, de Molière (Aula Magna, Louvain-La-Neuve) : Bon, ben je voulais voir, et j'ai vu. Molière en vers, même avec des comédiens que j'aime, ça passe difficilement!
Pourtant ce Tartuffe avait des atouts : Armand Delcampe pour jouer Orgon, face à Benoît Verhaert dans les habits du Tartuffe.
Mais rien à faire, la mise en scène est trop classique, le phrasé aussi, l'ensemble trop statique... Et je me suis franchement ennuyée! (en plus je trouve qu'on est mal installé à l'Aula Magna, en tout cas je me suis calée la nuque et j'ai juste gagné un gros mal de tête en allant voir ce spectacle!)
Seule Marie-Line Lefebvre, qui joue la servante Dorine, n'ayant pas sa langue dans sa poche, apporte un peu de mouvement et d'émotions à un spectacle trop lisse et trop lent... Alors, est-ce que ça tient à la mise en scène ou à la pièce de Molière, je sais pas, mais je ne crois pas que je vais la tenter dans une autre distribution encore pour voir, là j'arrête... Tartuffe, ce n'est définitivement pas ma tasse de thé!

* La souricière, d'Agatha Christie (théâtre des Galeries, Bruxelles) : alors là, j'ai une impression très bizarre par rapport à cette pièce! J'ai trouvé l'interprétation des comédiens, à quelques exceptions près, très très moyenne (et encore je me trouve gentille), et pourtant j'ai beaucoup aimé la pièce! Parce que c'est une pure intrigue made in Agatha Christie, et que je suis une disciple fervente de la reine du crime anglaise... Au point que j'avais trouvé l'assassin avant la fin (bon ok, pas dès le départ, mais quand même, à un moment j'ai tilté!). Le suspense était bien dosé, la mise en scène collait bien à l'ambiance, le décor aussi...

L'intrigue est classique: un meurtre a été commis près de Londres, et il se pourrait bien que l'assassin se cache dans une pension de famille qui vient juste d'être inaugurée, et dans laquelle les pensionnaires sont bloqués par une tempête de neige. Une sombre histoire de maltraitance serait à l'origine du meurtre, et visiblement, le coupable n'aurait pas l'intention d'arrêter sa vengeance à la première victime... Un policier mène l'enquête au Manoir: qui est le coupable, qui est la prochaine victime, quels secrets cachent les pensionnaires? Parce que bien sûr, rien n'est simple chez Agatha Christie!
Donc l'histoire est bien construire, les dialogues rythmés, l'ambiance sympa... Mais qu'est-ce que j'ai eu du mal avec les comédiens! Dans les rôles des propriétaires de la pension de famille, Stéphanie Van Vyve, comme d'habitude, m'a horripilée (j'ai rien contre elle, mais je supporte pas son jeu et ses minauderies, elle me gonfle!), David Leclercq ne m'a pas convaincue non plus... Louise Rocco m'a déçue aussi, je l'avoue, trop dans son registre habituel qui pour moi ne collait pas ici... Il n'y a en fait que Toni d'Antonio, qui joue Mr Paravicini, un mystérieux italien débarqué on ne sait d'où, et Yves Claessens, qui interprète un des pensionnaires, le Major Metcalf, qui m'ont vraiment parus juste dans leur jeu... Tristan Moreau (un autre pensionnaire assez maniéré, Christopher Wren), n'est pas mal non plus, mais en fait parfois un peu trop.

Bref, impressions mitigées, mais pas de regrets quand même!

* Ladies night, de Anthony Mc Carten, Stephen Sinclair et Jacques Collard, adapté par Alain Helle (centre culturel d'Uccle) : coming soon!

* Sur la route de Montalcino, de Jean-François Viot (Théâtre Jean Vilar, Louvain-La-Neuve) : coming soon!

* L'assaut des cieux, chorégraphie de Claudio Bernardo (la Machine à eau, Mons) : coming soon!

* Metapolis II, chorégraphie de Frédéric Flamand, en collaboration avec Zaha Hadid (Wolubilis, Woluwé St Lambert) : coming soon!

Vous trouvez pas que je suis souvent fourrée au théâtre?
Heureusement, 2010 s'annonce un peu plus light! Ouf!

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Je ne suis pas folle, vous savez...

Il vous reste le réveillon du 31 décembre pour apprécier cette pièce au théâtre du Parc (mais j'imagine que ça doit être complet?)... ou alors qui sait, une diffusion télé, comme le Capitaine Fracasse, la pièce précédente de cette saison au Parc?
N'empêche, je ne pouvais pas passer à côté de cette pièce extraordinaire...

Je crois que je dois être fan de Jean Giraudoux. J'ai adoré "Ondine", j'ai adoré "La guerre de Troie n'aura pas lieu", et idem pour "La folle de Chaillot".

Cette pièce s'est donc jouée au théâtre du Parc dans une mise en scène de Jean-Claude Idée, avec une kyrielle de comédiens, dont, dans le rôle-titre, une impeccable Lesly Bunton!

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L'histoire? C'est une pièce plutôt écolo et anti capitaliste, un tourbillon magique, onirique, poétique, étrange...
Disons, en résumé, que "des types" veulent gagner beaucoup d'argent en créant une société. Pour quoi faire? On verra bien. Pour trouver du pétrole dans les sous-sols de Paris, tiens! En voilà une idée!
Creuser dans les sous-sols de Paris? Défigurer, démolir le quartier de Chaillot? Les habitués d'un petit café ne l'entendent pas de cette oreille, et le sauvetage d'un noyé, associé à une analyse de la situation du monde qui se dégrade, va décider Aurélie, dite 'la folle de Chaillot', à trouver un plan machiavélique pour se débarrasser de tous ces parasites, présidents de sociétés, prospecteurs, courtiers et autres politiciens!
Aidée de ses amies Constance, Gabrielle et Joséphine (respectivement folle de Passy, de St Sulpice et de la Concorde), elle va les attirer dans les égouts, dans le but de les y enfermer. Mais non sans leur donner le droit à un procès, avec pour les "représenter", un chiffonnier qui acceptera de jouer le jeu!

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Tout ça donne une pièce colorée, dynamique, avec une folie douce et une magie un peu enfantine... Le sous-sol dans lequel Aurélie veut piéger les exploiteurs du monde, décor de la 2ème partie du spectacle, illustre cet esprit farfelu, avec ses objets hétéroclites en tous genres, ces parapluies qui poussent, ces objets qui brillent, comme le cabinet de curiosités d'une fée...
Le portrait de la société est acerbe, mais on rêve, avec cette folle, de pouvoir se débarrasser de tous ces cyniques qui ne pensent qu'à l'argent, à exploiter les autres, et faire réapparaitre les défenseurs de la nature et des animaux!
Il faut être fou et rêver, et puis agir aussi, pour rendre le monde plus doux...
« Il suffit d'une femme de sens pour que la folie du monde sur elle se casse les dents ! ».
Vous trouvez vraiment qu'elle est folle, cette 'folle de Chaillot' ?

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La mise en scène est plutôt réussie, et comme toujours au Parc, les décors sont sublimes, très soignés, tout comme les costumes. On a l'impression d'être dans un autre monde, de vivre une petite parenthèse étrange. Et la distribution est à la hauteur! Tout le monde est à la hauteur, et joue sans fausse note, du plus grand au plus petit rôle. On ne s'ennuie pas, le texte coule avec fluidité.
Citons quand même, outre donc Lesly Bunton qui est une folle de Chaillot désarmante et énergique, ses 3 comparses, campées avec brio et un grain de folie certain par Manuela Servais (Constance), Françoise Oriane (Gabrielle) et Isabelle Paternotte (Joséphine).
Coup de chapeau au chiffonnier, Jean-Claude Frison, comme toujours exceptionnel (son plaidoyer pour défendre les exploiteurs est très joliment joué!).
Michel Poncelet, qui endosse plusieurs petits rôles, apporte sa bonne humeur et sa bonhomie (et vend des petits sabots avec beaucoup d'humour et de conviction à l'entracte!).
Enfin, cette pièce est aussi l'occasion de voir le directeur de théâtre du Parc, Yves Larec, jouer le rôle de Président, l'un des types du début qui veut trouver du pétrole à Chaillot (avec aussi Bruno Georis, jubilatoire en courtier-prospecteur!)

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Bref... Moi, j'ai passé un très beau moment devant cette pièce, très fidèle à l'univers de Giraudoux, auquel j'adhère décidément beaucoup!

A voir donc encore le 31/12! http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2009_2010_002 (des extraits du spectacle sont disponibles sur ce lien, à voir sans hésiter! Les photos de ce billet viennent également de cette page!)

22 novembre 2009

Fracassant!

EDIT : la pièce sera diffusée pour le réveillon de Noël, ce jeudi 24/12/2009 donc, sur La Une (RTBF) ! A vos postes!

Alors là, par contre, autant je n'ai pas trouvé le Cocu si Magnifique que ça (cfr billet précédant), autant j'ai trouvé le Capitaine ... fracassant!

"Le Capitaine Fracasse", pièce qui se jouait au théâtre du Parc en septembre - octobre, était inspirée du roman du même nom de Théophile Gautier, mais remis au goût du jour et réorganisé par Thierry Debroux (qui, en plus d'avoir écrit la pièce, en réalisait la mise en scène pour la création, au Parc, de cette comédie héroïque!)

Et je peux vous dire que j'ai passé un vrai bon moment!! "Le Capitaine Fracasse", avec ses passages "capes et épées", est un spectacle enjoué, drôle, léger, divertissant, dynamique, et forcément, fracassant!

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L'intrigue nous emmène d'abord chez Théophile Gautier, qui rechigne à écrire "Le capitaine Fracasse", une commande qu'il devrait honorer depuis longtemps... Il bien commencé le premier chapitre, il y a longtemps, mais n'a pas envie de continuer. Pourtant, ses personnages qui l'interpellent (enfin, surtout Pierre, le serviteur du Marquis de Sigognac, héros présumé du livre mais pour l'instant au 36ème dessous au fond de son château), et son éditeur qui lui offre pas mal d'argent, vont finir par convaincre Théophile d'écrire son histoire.

Une troupe de comédiens frappe justement à la porte du château de Sigognac, ils pourront lancer l'histoire et jouer les personnages qui manquent...
On assiste alors à la fois à l'intrigue du roman (avec tous les ingrédients de l'époque, amour, trahison, jalousie, loyauté, honneur, le tout assaisonné de combats à l'épée et de moments burlesques notamment avec la troupe de comédiens ambulants), et à l'écriture de ce roman... Le dialogue entre l'auteur et les personnage est totalement savoureux...
Avec un côté très "débrouillardise" parfois, pour les accessoires (2 noix de coco ça fait un cheval qui galope, non? Pourquoi je pense aux Monty Pythons, moi? ), ou quand un comédien passe d'un rôle à l'autre en changeant de perruque parce que les 2 sont pour une fois presque dans la même scène, et que Nicolas Buysse (qui interprète donc ce comédien .. euh ou comédienne...) retourne des yeux de chien battu affolé à l'auteur parce qu'il a à peine le temps de se changer, ou quand Théophile Gautier lui-même se mêle d'interpréter les personnages secondaires!
On tombe carrément dans le comique lorsque l'auteur expédie une nouvelle version (la première étant jugée trop triste) de la fin de son histoire, en se permettant des commentaires... Jubilatoire!!

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Bref, un mélange savoureux, servi par une distribution irréprochable (tous, donc je ne vais pas tous les citer!), dans une mise en scène intelligente, avec de l'éclat et de la musique, de somptueux costumes et un décor joli et fonctionnel (comme toujours au Parc, c'est très très soigné!)
Vous avez compris, un vrai coup de coeur!

Quelques extraits vidéos sont disponibles sur le site du Parc : http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2009_2010_001 (et les photos qui illustrent ce billet viennent également de cette page!)
Si votre navigateur ne vous ramène pas lui-même en haut de page, sachez que pour voir la vidéo après avoir cliqué sur la petite image en bas de page, il suffit de remonter! ;-)

Magnifique?

En septembre, je suis allée voir "Le Cocu magnifique", de Fernand Crommelynck.
C'était au Rideau de Bruxelles, ou plutôt, à la salle "Le Palace", puisque les locaux habituels du Rideau sont, je pense, toujours en travaux.

Pour info, la pièce se jouera au Jean-Vilar, à Louvain-La-Neuve, du 9 au 12 février 2010: infos et réservations ici (illustrations de ce billet en provenance du même site!).

Première chose importante à savoir (ah si si, parce que moi je le savais pas avant d'y aller, et ... ça peut être utile niveau organisation), la pièce dure 2h30. Sans entracte, mais quand même, 2h30.

Et franchement... Ben moi, ça m'a paru long! L'histoire est assez particulière, elle tourne autour d'un sentiment très répandu: la jalousie. Mais poussée ici à un extrême assez... étrange. Puisqu'un homme, éperdument amoureux de sa femme (qui le lui rend pourtant bien et est la fidélité même), va la pousser dans les bras d'autres hommes pour...euh... par stratagème pour la découvrir infidèle... Enfin... Par chantage, en quelque sorte, pour ne pas vivre dans le doute et la crainte mais plutôt dans la certitude... de faits qui ne se seraient en fait pas produits s'il avait juste fait confiance à son épouse...

Bref, tout ça est tortueux, torturé, et fait plus que flirter avec la folie, en tout cas de mon point de vue. Certes, c'est écrit avec beaucoup de poésie, mais... j'ai trouvé que la pièce tournait en rond...
Broder sur le thème de la jalousie pendant 2h30, ça mène forcément à tourner en rond, même si en fait, chaque rond enfonce le couple un peu plus dans une situation malsaine et sans retour en arrière possible...
Une spirale, donc, mais pas toujours lisible, et avec des passages qui pour moi n'ont rien apporté à l'ensemble.

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Le fait est que je n'ai pas réussi à entrer vraiment dans l'histoire, ou dans la (non-)logique de Bruno, personnage central et cocu magnifiquement timbré, surtout! Du coup, assez vite, je me suis lassée de cette folie furieuse présentée jusqu'au bout du bout de ses méandres...
La mise en scène de Vincent Goethals n'a pas facilité la lisibilité de la pièce pour moi.
C'est joli et onirique sans doute, avec cet immense drapé blanc, c'est sans doute plein de symboles, mais... Il a manqué un truc pour que j'accroche et que je rentre dans l'univers très particulier de cette pièce.

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Reste la distribution. Le personnage qui porte toute la pièce, c'est bien sûr ce Bruno, Cocu Magnifique, interprété par Itzik Elbaz. Qui est, lui, magnifique! Ce comédien est impeccable, et je crois que si j'ai tenu les 2h30 et suis sortie sans me dire "mon dieu, quelle horreur, une pièce à oublier pour moi", c'est grâce à lui. Il apporte beaucoup de feu à son jeu, avec beaucoup de nuances dans sa folie, il brûle intérieurement, et même si les motivations de Bruno avaient tendance à me barder, le jeu d'Itzik Elbaz m'a scotchée.
Bref, un grand grand talent dans plein de registres!
Le reste de la distribution est pas mal, mais sans révélation particulière pour moi. J'ai eu un peu de mal avec le personnage de Stella (la femme de Bruno), interprétée par
Anne-Catherine Regniers, mais je suppose que ça n'est pas lié au jeu de la comédienne, mais à la personnalité de Stella... qui avait tendance à m'horripiler...
Ah oui, je m'en voudrais de ne pas signaler Corinne Masiero, qui campe entre autres une nourrice absolument hilarante.

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Bref, malgré le jeu d'Itzik Elbaz, une pièce qui ne m'a pas vraiment convaincue!


Massive update...

Coucou tout le monde!

Bon ben... Force est de constater que j'ai été assez paresseuse ces derniers mois.
Ou alors, que je suis allée trop souvent au théâtre...
Hé oui, un programme chargé = moins de temps pour vous en parler...

Je vais tenter de rattraper mon retard aujourd'hui. En postant des résumés des différents spectacles et pièces que j'ai vus ces derniers mois. Un sujet par billet, pour les classer plus facilement, mais des billets courts, parce que je n'aurai pas le temps de vous faire une analyse détaillée de chaque pièce... Non parce que l'air de rien, depuis fin septembre, c'est pas moins de 10 spectacles que je suis allée voir!
Donc... On va voir ce que je parviens à faire avec tout ça!

C'est parti!

Mary

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13 septembre 2009

Miaou!

C'est la rentrée!

Alors en guise de reprise, je suis allée voir une pièce légère au
théâtre royal des Galeries à Bruxelles ...
Ca s'appelle
"Chat et souris", et c'est une pièce de Ray Cooney, célébrissime auteur anglais de pièces de Boulevard, enfin, je ne sais pas quelle est la dénomination exacte et actuelle, mais bon vous voyez ce que je veux dire, non?

Derrière ce titre, rien d'animalier pourtant!
D'ailleurs vous pourriez lire plutôt (mais non pas le chien de Mickey!) "t'chat" que chat, bref, discussion sur le net pour le dire en français! Et la souris, c'est plutôt celle qui va avec le clavier pour utiliser un ordinateur!

Car l'histoire est très moderne! (Ou comment les nouvelles technologies modifient le triangle mari-femme-maîtresse et le font voler en éclats)...
Jean Martin (un nom très courant...) mène une double vie depuis plus de 16 ans. Il est chauffeur de taxi, marié à Mathilde et père d'Alix, 15 ans, vivant à Montreuil... Mais il est aussi marié à Charlotte et père de Guillaume, 16 ans, vivant à Ivry.
Seulement voilà, le grain de sable qui va menacer cette belle vie de mensonge, c'est le net... Lorsque, sur Facebook, Alix et Guillaume se 'rencontrent' virtuellement, et, face à la coïncidence d'avoir un père qui a le même nom et la même profession, décident en toute naïveté de se rencontrer.
Commence alors pour le pauvre Jean un marathon, afin d'éviter que les enfants se croisent. Aidé de son ami et locataire (à Montreuil), Gilbert Jardinier, le voilà parti dans une suite infernale de mensonges plus énormes les uns que les autres, de stratagèmes, des coups de fils en douce, et d'enfermement à clé dans une pièce ou l'autre lorsque ça devient trop critique!
Et pour couronner le tout, le père Gilbert, qui n'a plus toute sa tête, débarque à Montreuil car son fils devait l'emmener en vacances à Knokke-le-Zoute...

Bref, vous l'avez compris, pas de surprise à attendre de cette pièce, ni beaucoup de finesse. C'est une franche comédie dans la plus pure tradition du genre, avec quiproquos, portes qui claquent, crises d'hystérie, mensonges rocambolesques, silences ennuyés suivis d'un "il va t'expliquer", vent de folie, déguisements et cascades derrière le canapé pour ne pas être vu,... Pas un ingrédient qui manque!

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Bon, moi, c'est pas complètement mon truc ce genre de pièce, parce que ça manque justement de cet imprévu qui me fait rire... Mais il n'empêche que "Chat et souris" est une pièce très efficace, avec des moments d'anthologie (notamment une espère ce 'nage' avec masque et tuba au travers de la scène, juste avant l'entracte!), et des dialogues parfois très drôles, et quelques répliques insolites qui font mouche! Bref, on passe un bon moment!
Et les deux comédiens principaux, Pascal Racan (Jean Martin) et Michel Poncelet (Gilbert Jardinier), sont pour beaucoup dans le moment d'agréable détente qu'on passe aux Galeries! Leur talent comique n'est plus  à souligner, mais ils excellent, Pascal Racan qui s'enfonce dans ses mensonges mais ne veut pas rendre les armes, Michel Poncelet avec un personnage qui se révèle plus doué qu'on ne s'y attend et a beaucoup d'imagination et une certaine efficacité! Leurs mimiques à tous les deux sont impayables, et provoquent le rire. Chapeau!

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Pour le reste, c'est un peu trop bruyant pour moi! Beaucoup de cris, et trop de portes qui claquent!
Des incohérences comme souvent dans ce genre d'histoire aussi, une fin assez... tirée par les cheveux (on a toujours l'impression que l'auteur, à un moment, s'est tellement emberlificoté dans sa toile de mensonges, qu'il tire un fil pour clôturer d'une façon ou d'une autre, et tant pis si c'est pas vraiment crédible!)...
Enfin, je ne dis pas que c'est inattendu comme fin, par contre, mais bon... J'ai un peu eu l'impression d'un soufflé qui retombe. Au début, la pièce est bourrée de rythme, de répliques qui fusent, et petit à petit, ça s'épuise, ça tourne en rond, et ça retombe un peu. Je ne pense pas que ça vienne des comédiens, peut-être la mise en scène un peu, sans doute l'histoire et le texte surtout!
Ah oui, je m'en voudrais de ne pas citer Jean-Paul Dermont dans le rôle du papy, un peu déglingué mais bon pied, bon oeil... Sa performance apporte fraîcheur et humour à une 2ème partie un brin moins réussie selon moi!

Côté mise en scène, Bernard Lefrancq déclare dans le programme qu'une pièce de Ray Cooney, et celle-ci en particulier, ne laisse pas beaucoup de place et de liberté pour le metteur en scène, tant c'est une partition complète et complexe, dont on ne peut s'écarter sous peine de nuire à la pièce.
Une chose pourtant à signaler, assez originale et perturbante au départ : la scène représente les 2 appartements (Ivry et Montreuil) à la fois. Comprenez bien, il n'y a pas 2 espaces séparés, mais un seul espace qui représente tantôt une maison, tantôt l'autre, et parfois les deux en même temps!
Ca donne forcément des moments bizarres, où des gens se "croisent" mais ne se voient pas puisqu'ils ne sont pas dans la même maison, en fait... Ca permet des effet, des dialogues en échos dans une famille et l'autre...
La difficulté pour le metteur en scène est donc que le spectateur ne se perde pas et sache toujours qui est où... Défi relevé selon moi, j'ai bien suivi, sans avoir besoin d'un effort d'attention ou de concentration!

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En résumé, "Chat et souris" est une pièce drôle et légère, qui ne vole pas très haut mais fait du bien pour se détendre, une soirée où on n'a pas trop envie de réfléchir!
Et Pascal Racan et Michel Poncelet valent, par leur jeu, le déplacement!
A voir aux Galeries jusqu'au 4 octobre, plus d'infos ici. (les photos viennent de ce site)

Mary

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31 juillet 2009

Un forum sur le théâtre

Hello!

En attendant de trouver le temps de vous parler de "L'Avare", le spectacle de Villers-La-Ville de cet été [ndla post - billet : voilà, pas eu le temps... du coup, un avis en quelques mots sur ce spectacle sont en commentaire de ce billet... C'est toujours ça!] ...
je vous fais partager un forum qui vient d'être créé (pour une fois, je suis tombée sur un forum où y'a pas 3 ans d'historique à lire quand on s'inscrit!) et qui est consacré au théâtre!

Théâtre-Hall

Encore à ses débuts, et plutôt centré sur la France (et même le sud de la France pour les sujets actuellement présents dessus) il ne demande qu'à grandir et s'étoffer! (et parler de spectacles dans d'autres régions/pays aussi!)

Alors, je compte sur vous pour vous y inscrire et y participer ?

Mary

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30 juin 2009

Fin de saison

Coucou tout le monde!

Pas beaucoup de news ici ces derniers temps je sais...

Mais les mois d'avril, mai et juin furent très calmes....
3 pièces vues, mais pas de coup de coeur particulier, même si 2 sur les 3 étaient franchement pas mal du tout!

En quelques lignes:
* Le cercle des amis de la chanson d'amour, au Public:
J'étais curieuse de découvrir le concept, j'ai été un peu déçue. Il y a des idées, mais bon, ça tourne pas mal en rond quand même... Quelques moments intéressants, des idées sympa, les morceaux chantés sont pas mal, mais... c'est trop agité, limite agaçant parfois.
Et la technique pour faire écrire un quatrain au public c'est quand même bof: faut déjà proposer un vers de 8 pieds (et c'est plus difficile que 12 je trouve!), et à partir de rien... Pour moi ils auraient dû animer plus cette partie là, proposer des mots de départ, des thèmes, croiser les idées...
(quoi, c'est l'animatrice de brainstorming en moi qui réagit, là, non?)
Bref... Pas plus convaincue que ça!

* Le piano de Staline, au Parc:
Finalement, les thèmes russes, c'est aussi un peu lourd à mon goût... Donc, seul bémol, la pièce est un peu longuette, ou il y a des passages un peu longuets, je sais pas...
MAIS... Les comédiens sont excellents. Donc ça passe, et ça passe même finalement très bien!
En même temps, c'est pas étonnant, avec une telle distribution: Jean-Marie Pétiniot (Staline), Jean-Claude Frison (Chostakovitch), Alexandre von Sivers (Prokofiev) et Jacques Viala (Jdanov)

Le jeu et la mise en scène sont assez épatants car ils rendent certains passages extrêmement tendus, malsains presque... le côté manipulateur de Staline, cette manière faussement douce d'écraser les 2 compositeurs, de les torturer mentalement... Un passage où il casse les disques de Prokofiev est particulièrement intense en émotions!
A côté de ça il y a des moments légers, extrêmement drôles (dans la 2ème partie, lorsqu'ils essaient de composer un morceau, c'est cocasse!!!!), qui équilibrent... Mais on en ressort avec un léger malaise, face à cette personnalité complexe de Staline...
Assez bluffant!

* Dom Juan, au Public:
Un classique, du Molière... A priori pas trop ma tasse de thé, mais Dom Juan, ce n'est quand même pas la pièce la plus caractéristique du style Molière, et l'ayant lue à l'école, j'étais curieuse de la découvrir!
Et ... ça m'a beaucoup plus! La pièce fonctionne très bien, avec de l'humour, de la séduction, de la légèreté, de la tragédie, du fantastique qui fait peur (oui j'exagère, mais les passages avec le commandeur et dans la forêt sont... inattendus dans la forme, et je trouve, bien réussis pour l'ambiance!)
Et puis le duo Dom Juan / Sganarelle (Serge Demoulin / Olivier Massart) fonctionne très très bien!
La pièce vaut certainement d'être vue, au moins pour ce duo, et puis le reste de la distribution qui tient bien la route aussi!

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29 mars 2009

Au programme - mars 2009

Programme théâtral à nouveau chargé en mars, enfin surtout comparé à janvier et février...
Avec une reprise, et une sortie euh... avant-première (à Paris en plus!), mais qui n'a rien à voir avec le théâtre, donc, dont je ne vous parlerai pas ici!  :-)
Mais par contre, je vous en parle sur l'autre blog... compte-rendu complet de la "Nuit" Kaamelott (mais séance de 11h) au Grand Rex ici

* Sois belge et tais-toi
Eh oui, je suis donc retournée voir le spectacle le 5 mars à Auderghem!
Toujours aussi "au top", rien à redire, c'est même encore mieux qu'en décembre, sans doute des comédiens plus à l'aise avec le texte et la mise en scène donc se lâchant plus! (et, non, je ne trouve pas que ce soit de la déconcentration sur le rythme, c'est bien aussi le grain de folie et les fous rires impromptus!!).

A vous signaler aussi : le DVD est déjà sorti cette année! Eh oui, avant la fin de la tournée!
Avec le spectacle apparemment en version intégrale, et quelques petits bonus 'coulisses'...
Je l'ai déjà acheté, mais je ne le regarderai pas tout de suite (faut pas abuser des bonnes choses), donc, 'review' du DVD avec print screens pour plus tard!
Mais en attendant, si vous avez raté le spectacle... il vous reste 2 dates de rattrapage en mai (le 4 à Woluwé, le 5 à Gilly), ou alors, à commander le DVD!

* Texto, au Théâtre de la Toison d'Or
Alors là... gros, gros coup de coeur!
OK, c'est tout à fait dans la veine des spectacles que j'aime, ceux auxquels j'accroche... Donc forcément j'ai adoré et passé une soirée excellente. Mais objectivement, je crois que ce spectacle qui part de cette question : "c'est quoi, être juif?" et qui questionne l'être humain bien au-delà de la religion, quelle qu'elle soit, ce spectacle, donc, a beaucoup d'atouts!

Difficile de vous résumer cette pièce d'Albert Maizel, d'autant que l'intrigue repose aussi sur un certain suspense !
Alors, en quelques lignes, au début de la pièce, dans son appart, il y a Michel, un avocat. Juif, puisque c'est d'être juif qu'il est apparemment question dans la pièce. Il commence une drôle de journée, sous pression, pendu au téléphone, entre sa femme qui lui annonce qu'il risque bien d'être élu 'personnalité juive belge francophone de l'année', son fiston qui découvre les p'tites copines, un client qui le félicite d'une initiative de son confrère, un autre qui veut le quitter à cause de cette même initiative...
Et Serge, le fameux confrère, qui n'est pas joignable... Et puis débarque Michel, un autre Michel, le 3ème larron qui avait fondé le cabinet, 3 anciens potes inséparables autrefois... Michel, parti au fin fond du Caucase s'occuper de réfugiés, pas revu depuis plus de 6 mois... qui déboule en tenu folklorique chez le premier Michel, pour lui rappeler une promesse: ce week end, les 3 amis devaient aller marcher dans le Mercantour. Serge serait déjà sur la route, à en croire les textos reçus par Michel sur cet étrange téléphone portable...
Mais quelle est donc la 'mission' réelle de Michel, que vient-il faire chez son ancien ami, que sait-il exactement de... ? Pourquoi pose-t-il tant de questions à Michel sur le sens de sa vie, sur ce que c'est pour lui d'être juif...?

Eh oui, derrière cette intrigante histoire, il y a des questions et des réponses. Seulement, peut-être que les réponses fournies dans la pièce ne correspondent pas aux questions posées... Peut-être que certaines resteront ouvertes, sans réponse, parce qu'après tout ne dit-on pas qu'un juif, quand on lui pose une question, répond par une question?

Ce qui est sûr, c'est que dans cette pièce, il y a quand même énormément d'humour, bien mis en avant dans la mise en scène d'Alexis Goslain, et qu'on rit beaucoup!
Et aussi, et surtout, qu'il y a deux comédiens qui se font face avec énormément de talent, qui s'amusent avec ces personnages, qu'ils campent de façon totalement convaincante : Itzik Elbaz, exceptionnel, décidément capable de tout jouer, à mille lieues des rôles dans lesquels j'ai déjà ppu le voir, il est le premier Michel, l'avocat qui a oublié un peu le sens de sa vie, et il est juste incroyable, par moments cocasse, avec un côté un peu 'Michel Boujenah' en moins exagéré, par moments dépassé et paumé, sentant bien qu'il y a des trucs qui lui échappent...
En face, Jean-François Rossion est plus posé, avec un côté doux et rassurant dans le sourire, mais mystérieux à souhait quand il le faut...

En conclusion, je ne peux que vous encourager à aller voir cette pièce, très drôle, avec pas mal de profondeur, des fous rires, des questionnements, et deux acteurs épatants!
A voir au TTO jusque fin mars!

* Les grandes occasions, Théâtre du Parc
Du théâtre américain contemporain... un p'tit côté "Tennessee Williams" pour cette pièce de Bernard Slade, présentée au Parc dans une 'traduction'/adaptation de Danièle Thompson, ce qui donne de chouettes dialogues plutôt bien envoyés!

L'histoire? Il s'agit d'un couple, Emilie et Antoine. Mariés, 3 enfants. Au début de la pièce, ils fêtent leurs 15 ans de mariage, mais le coeur n'y est pas. Car ils vont se séparer, entre eux, ce n'est plus possible. Enfin... ils ne se comprennent plus, c'est difficile, elle ne peut vivre ni avec lui, ni sans lui... Alors, pendant 10 ans, on va suivre ce drôle de "couple" qui se retrouve lors de "grandes occasions" comme le titre l'indique, enterrement de la mère d'Antoine, fin des études de leur fils, premier concert de l'aînée, remariage, soirée de Noël... 10 ans qui permettront peut-être enfin à Antoine et Emilie de s'apprivoiser, de se parler sans fard, sans masque, de se voir tels qu'ils sont et de s'expliquer...

La pièce, c'est donc une suite de petites saynettes, souvent à deux, parfois avec seulement l'un des protagonistes. C'est souvent drôle, et souvent touchant aussi. Car les dialogues sont ciselés, car l'histoire, c'est simplement la vie, où rien n'est simple, où les choses ne se passent pas comme on le voudrait, où on se fait du mal sans le vouloir, où on n'arrive pas à se parler... Palette de sentiments, d'émotions, et forcément, ça parle aussi aux spectateurs, il y a forcément l'un ou l'autre passage qui réveille un écho en chacun de nous...
Jolie pièce, humaine et touchante, portée par deux comediens exceptionnels : Patricia Houyoux et Jean-Claude Frison. Ils sont absolument impeccables, jouent avec énormément de nuances ces deux personnages et la complexité de leurs relations et leurs sentiments, sont parfois cocasses, parfois forts, parfois fragiles, parfois pathétiques... Du grand art qui permet à cette pièce, sobrement et efficacement mise en scène par Toni Cecchinato, d'être très réussie et qui fait passer un moment agréable aux spectateurs!

A voir au théâtre du Parc jusqu'au 4 avril!

* Facteur humain, Théâtre le Public
Le Publis sous-titrait, pour cette pièce, "comédie extra-terrestre"...
Bon alors, extra-terrestre, peut-être bien, mais comédie... Moi j'ai pas trouvé ça franchement comique! Mais plutôt agressif, et je ne suis pas la seule, à ce que j'ai entendu comme commentaires en sortant!
Agressif, dans la forme, avec de la musique assez grinçante par moment, des sons genre "guitares électriques saturées", des grondements et des bourdonnements, des cris...
Agressif dans le propos aussi, dans une vision sans concession de la société et du monde, dans le côté plutôt sordide de cette peinture de folie ordinaire qui cache un drame...

Donc, as trop ma tasse de thé, et je n'ai donc pas accroché à ce spectacle, inspiré apparemment d'un reportage du magazine 'Strip Tease', qui raconte l'histoire d'un homme, Ludovic-Victor dit Toto, ou plutôt un extra-terrestre, envoyé en mission sur terre pour observer et faire des rapports à sa planète d'origine, et qui construit lentement mais sûrement sa soucoupe volante dans le jardin, afin de pouvoir rentrer et rejoindre son père, déjà reparti vers leur planète.
En attendant, il vit chez sa mère, le genre envahissante et sur-couveuse qui a peur que son petit l'abandonne. Une mère perdue entre les médicaments très nombreux dont elle se gave, et son amour du Magicien d'Oz. Elle tient un kiosque à journaux, où Toto la remplace souvent, pour vendre les magazines (il en profite pour découper dans les journaux les faits divers glauques et sordides, coupures qu'il collectionne et qui lui servent à réaliser ses rapports sur la planète Terre!
Mais un jour, une jeune fille étrange survient au kiosque. Elle dit s'appeler Cendre, et va petit à petit prendre de la place dans la vie de Toto, jusqu'à ce que finalement, tout bascule...

Une histoire étrange donc, qui flirte avec la folie et touche donc aussi au franchement sordide par moments.
De bonnes performances d'acteurs cependant à souligner, en particulier Jo Deseure, qui est grandiose pour camper la mère, Thierry Janssen, qui interprète Toto et est aussi l'auteur de la pièce, et Erika Sainte, qui est l'énigmatique Cendre.
Bref, un drôle de coctail, dont vous sortirez au moins en fredonnant 'Somewhere over the rainbow', mais pas vraiment optimiste, donc... à tenter si vous aimez les pièces un peu agressives et un peu destroy!
Au Public jusqu'au 25 avril.

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